Dominik Durok

« Douceur de Vivre »

Je clame et réclame une bienveillante et apaisante douceur,
De celle qui glisse sur la peau sans laisser de traces.
De celle qui glisse, qui perle goutte à goutte avec chaleur.
De celle qui infuse, de celle qui diffuse, de celle qui prélasse.
Je demande aux jours de ne point s’éterniser outre mesure.
Je demande à la nuit de me porter conseil, de me porter secours.
Je quémande avec insistance que cessent calmement mes tortures,
Sans bruit ni souffle pour faire cesser les roulements de tambours.
Je suis vraisemblablement à un immense carrefour de ma vie.
Et je ne veux pas rester sur le quai après avoir manquer le dernier train.
S’il existe un train pour les autres alors il en existe un pour moi aussi.
Alors j’attendrai indéfiniment, j’attendrai simplement le mien.
Viendra le jour où de nouveau je pourrai enfin rire, enfin.
Mais je sais qu’il me faut encore attendre et prendre patience.
Je n’oublie pas qu’un jour, j’ai failli rester au bord du chemin.
Ce chemin fut dantesque, pathétique, cruel et sans connivence.
Il m’est impossible de savoir quand surviendra la reddition.
Ce que je sais c’est que je porte en moi une drôle de machinerie.
Alors pourquoi se battre et ne pas préférer l’abandon ?
Parce qu’existe en moi une de ces lueurs incandescente de viennoiseries.
J’ai souvent cru que j’allais crever au bord d’une route désertée.
Alors qu’aujourd’hui je cherche une douceur qui m’échappe encore.
Pourtant, toujours et encore la révolte intérieure s’est levée.
Pourtant, parfois je me sens si las que je me crois mort.
Ce sont les hauts, ce sont les bas qui régulent mon existence.
Face à la résignation, je refuse de tout mon être d’abdiquer.
Existe autour de moi des gens qui m’aiment et font essence.
En leur honneur, je refuse d’abandonner.
De mon vivant, il est impossible de me voir échouer.
Personne ne peut avoir ma peau parce que je suis indéracinable.
Je suis tenace à la douleur même quand elle m’assène ses coups d’épée.
Je ne suis pas arrivé jusque là pour me vautrer sur la table.
Je clame et réclame une bienveillante et apaisante douceur,
De celle qui glisse sur la peau sans laisser de traces,
De celle glisse, qui perle goutte à goutte avec chaleur,
De celle qui infuse, de celle qui diffuse, de celle qui prélasse.

Dominik
21 Avril 2006
N.Young

 

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