Après la réédition de Transes et de HardCorps en numérique, voici Des Roses dans le Noir, le recueil de Nouvelles de Jimmy Sabater qui revient en version papier (Arbor Editions) et numérique.
Ce recueil contient 28 nouvelles originales. Suspense, trahisons, fantastique, vous attendent au détour de ces 28 récits.
Tuesday, August 3 2010
Des Roses dans le Noir réédité !
By webmaster on Tuesday, August 3 2010, 20:09 - Revue
Saturday, July 31 2010
Nouveau site sur Jimmy Sabater
By webmaster on Saturday, July 31 2010, 09:41 - Revue
Rose et Noir est un nouveau site consacré aux romans de Jimmy Sabater. Vous y trouverez des articles de presse, photographies, dossiers de presse. Le site veut se consacrer aux trois romans de l'auteur et propose de rassembler tous les documents qui s'y rapportent.
Thursday, July 29 2010
Nouvelle couverture Transes 2010
Wednesday, July 14 2010
Transes 2010 - Le nouveau résumé
By webmaster on Wednesday, July 14 2010, 03:32 - Revue
La sortie de la réédition de Transes approche et voici le nouveau résumé de la quatrième de couverture :
Après avoir été agressé par trois militaires homophobes, Farid est transporté d'urgence à l'hôpital. Il s'en remet grâce aux soins prodigués par un couple de riches retraités qui le traitent comme leur enfant. Mais les trois assaillants sont bientôt retrouvés morts et l'inspecteur Chèze va voir en Farid le tueur idéal. Alexandre, son colocataire, aussi beau que détestable, profite de la situation pour l'entraîner dans un curieux trafic à travers Paris.
Monday, July 12 2010
Transes 2010 - Nouvelle couverture
By webmaster on Monday, July 12 2010, 05:28 - Revue
Saturday, June 26 2010
Nouveau site sur les Emaux de Jimmy Sabater
By webmaster on Saturday, June 26 2010, 06:42 - Emaux de Longwy
Il est simple mais a l'avantage de présenter de grandes photos sur le travail de céramiste de Jimmy Sabater. Ce site expose plusieurs collections réalisées pour les différentes Émailleries de Longwy. Egalement plusieurs articles de presses, vidéos et photos d'une remise de prix (où le prix avait été dessiné par Jimmy Sabater).
Saturday, June 19 2010
HardCorps bientôt réédité en numérique
By webmaster on Saturday, June 19 2010, 12:39 - Revue
Jimmy Sabater, qui possède de nouveau les droits de HardCorps, son second roman, aujourd'hui épuisé en version papier, vient de signer un contrat avec les éditions Textes Gais pour une réédition dans différents formats numériques (Ipag, Amazon, etc)... Transes devrait emboîter le pas dans les semaines ou mois suivants...
Monday, May 31 2010
Fond d'écran : Lines
By webmaster on Monday, May 31 2010, 05:19 - Fonds d'écrans
Sunday, May 30 2010
Les inédits : Tous au Frais
By webmaster on Sunday, May 30 2010, 01:36 - Pièces radiophoniques
Prévue pour être diffusée sur RTL Radio via Rose Prod,
cette pièce radiophonique est demeurée inédite jusqu'à aujourd'hui.
Personnages :
Fanny : 35 ans, Femme active, la tête sur les épaule.
Raphaëlle : 30 ans, douce et très sympathique.
Nadine : 28 ans, extravertie, un peu farfelue, si possible avec un cheveux sur la langue
Client : 40 ans, très viril, voix monocorde, neutre.
Dans une cuisine.
Bruitages ménagers. On entend un lave-vaisselle ou une cafetière.
Fanny : Tu as entendu les infos, ce matin ?
Raphaëlle : Non, tu sais moi, avec tout ce qui se passe...
Fanny : Il y a un serial Killer qui se ballade en ville.
Raphaëlle : Un de moins, un de plus... que veux tu qu’on y fasse ?
Fanny : Ils le surnomment le boucher parce qu’il enferme ses victimes dans des camions frigorifiques.
Raphaëlle : Tiens, ça me fait penser que je dois sortir la peluche du gamin du réfrigérateur.
Fanny : Du réfrigérateur ? Pourquoi tu y mets ses peluches ?
Raphaëlle : Pour les désinfecter, pardi. Elles ne passent pas à la machine, alors je les mets une nuit au frais.
On entend sa voix et ses pas s’éloigner.
Une porte de réfrigérateur s’ouvre puis se referme
Fanny : Je ne sais pas où tu trouves toutes ces idées...
Raphaëlle : Le gamin ne peut pas se passer de son Pokémon, alors je lui dérobe pendant qu’il dort et la nuit suivante, il est déjà sec.
Sonnerie d’un portable.
Fanny : Allô ? Oui ? Ha ! C’est toi, Nadine ! Comment ça, agressée chez toi cette hier ? C’est vrai ? Bon, écoute, j’arrive tout de suite, où es-tu ? D’accord, bises.
Raphaëlle : Qu’est-ce qui se passe ?
Fanny : Je ne sais pas trop, mais Nadine, vient de me dire qu’elle a été brutalisée chez elle cette nuit.
Raphaëlle : Si elle réfléchissait un peu avant de ramener n’importe qui chez elle, sous prétexte d’avoir une véritable vie de femme. Avec toutes les maladies qui trainent...
Bruit de pas qui s’éloignent.
Fanny : Bon, j’y vais. Je t’appelle quand j’en sais un peu plus.
Bruit d’un bus qui s’arrête.
Les portes s’ouvrent.
Talons qui claquent sur le trottoir.
Porte d’une boutique qui s’ouvre (ding-dong sympathique).
Nadine : Salut Fanny.
Fanny : La tête que tu as ! Tu ne fais pas fuir tes clientes avec des cernes pareilles ?
Nadine : Je me suis fait trois masques, mais rien n’y fait...
Nouveau Ding Dong.
Nadine : Au revoir Madame Yang. On se voit jeudi pour l’épilation ! Atchoum !
La porte se referme.
Fanny : A tes souhaits ! Tu en tiens une bonne. Alors qu’est ce qui t’est arrivé ?
Nadine : En fait, je n’en sais rien... Je dormais tranquillement quand j’ai entendu des bruits dans l’appartement. Au début, je n’y ai pas porté trop attention car je pensais que les voisins faisaient encore la fiesta... Mais les bruits se sont faits de plus en plus proches et avant que je ne réalise ce qui pouvait m’arriver, j’ai reçu un coup sur la tête et j’ai perdu connaissance...
Fanny : Tu n’as rien vu ?
Nadine : Non, j’étais dans le gaz. Genre, je ne savais pas trop si je rêvais ou non. Bref, je me suis réveillée à trois heures du matin, la tête dans le compartiment à légumes du frigo. Atchoum !
Rire de Fanny.
Fanny : Il t’arrive toujours de ces trucs... Tu as des marques ?
Nadine : J’ai juste une bosse sur le crâne. Mais j’ai tout caché sous le chignon grâce à mes talents d’ancienne coiffeuse. J’ai quand même porté plainte et suis aussi allée voir le médecin.
Fanny : Tu as bien fait... C’est quand même bizarre, ce qui t’arrive...
Nadine : Quand j’ai raconté ça à ma mère, ce matin, elle ne m’a pas cru. Elle était certaine que c’était encore Baptiste qui me harcelait.
Fanny : Ça commence à dater cette histoire...
Nadine : Je ne vais pas m’en plaindre !
Fanny : Bon, je ne vais pas rester. Tu viens toujours dîner, ce soir ?
Nadine : Plutôt deux fois qu’une. Je n’ai pas trop envie de toucher à mon frigo. J’ai eu ma dose !
Rire de Fanny.
Pas qui s’éloignent.
Ding Dong.
Fanny : Bon, fais bien attention à toi. Et si le Serial Killer des frigorifiques essaient à nouveau de te taper sur la tête, donne lui un coup entre les jambes, ça le fera réfléchir.
Nouveau bruit de bus.
Il s’arrête, les portes s’ouvrent.
Bruits des talons sur le bitume.
Sonnerie du portable (Fanny continue à marcher pendant toute la conversation).
Raphaëlle : Alors, comment va Nadine ?
Fanny : Un peu enrhumée et choquée, mais ça va.
Raphaëlle : C’était qui, ce type. L’un de ses ex ?
Fanny : Non, il s’est introduit chez elle...
Raphaëlle : Vous me faites peur avec vos histoires de Serial Killer. Et si c’était vraiment lui ?
Fanny : Ça n’a peut-être rien a voir. Tout le monde a un frigidaire. Et regarde toi ! Tu y mets bien tes peluches !
Raphaëlle (d’un air blasé) : Oups, je suis découverte. Bon, passez une bonne soirée les filles. Je préfère vous savoir vivantes que mortes !
Fanny : Pareil pour toi. Passe une bonne soirée, ma belle !
Claquement de fermeture du portable.
Bruit de la rue, ailleurs.
Porte de la boutique qui s’ouvre.
Ding Dong.
Nadine : Bonsoir, Monsieur. Je peux vous renseigner ?
Client : Oui, peut-être. Votre salon est aussi ouvert aux hommes ?
Nadine (hésitante) : Vous désirez un soin particulier ?
Client : Je ne sais pas ce que vous proposez...
Nadine : Un nettoyage de peau ? Un massage déstressant ? Une épilation des narines ? Vous savez, notre palette est grande...
Client : Je veux bien un nettoyage de peau. Ça prend beaucoup de temps ?
Nadine : Une vingtaine de minutes. Ça vous va ?
Client : Très bien.
Nadine : Installez vous dans la pièce à côté, je viens m’occuper de vous tout de suite.
On entend les pas de l’homme s’éloigner.
Aussitôt, Nadine tapote sur le clavier d’un téléphone.
Nadine : Fanny ? C’est moi. Écoute, il se passe un truc bizarre...
Fanny : Qu’est-ce que tu vas encore m’inventer.
Nadine : Il y a un homme qui vient d’enter dans la boutique et il ne m’inspire pas trop confiance...
Fanny : Tu es sous le choc, cette paranoïa est passagère. Et puis ça n’est quand même pas la première fois qu’un homme vient aux Magnolias...
Nadine : Oui, mais d’habitude, ils ne sont pas comme ça. Ils sont précieux, jeunes, voire même un peu trop féminins, si tu vois ce que je veux dire. Celui-là est carré comme une armoire, avec des sourcils d’ouran outan et des narines de taureau. On croirait qu’il sort de la Planète des Singes !
Fanny : Arrête un peu. Ça va bien se passer... Écoute, on va faire un truc, si ça peut se rassurer. Je te rappelle dans cinq minutes et tu me dis comment ça se passe.
Nadine : Merci Fanny, tu es un ange !
Raccrochage du téléphone
Les pas vont dans la pièce à côté.
Nadine : Alors, on est bien installé ?
Client : Oui, il est confortable, ce fauteuil.
On entend un robinet sur lequel on tire de l’eau.
Nadine se lave les mains.
Nadine : C’est la première fois que vous venez, non ?
Client (hésitant) : Oui, je ne prends pas beaucoup soin de moi, vous voyiez... La vérité c’est que je vous avais déjà repérée dans le quartier. J’habite à cent mètres d’ici... Alors comme je vous trouvais mignonne, je me suis dit... Pourquoi pas...
Nadine : Merci du compliment... Alors comme ça, vous habitez le quartier.
Client : Oui, je suis traiteur... Enfin, boucher-charcutier...
Un objet métallique tombe sur le sol.
Nadine : Excusez-moi, je suis maladroite. Laissez, je vais le ramasser.
Client : Mon dieu, mais vous tremblez !
Nadine (paniquée) : Oui... Enfin, non, c’est...
Le téléphone sonne dans la pièce à côté.
Bruit de pas précipités pour répondre.
Nadine (catastrophée) : Fanny c’est toi ?
On entend juste une respiration
Nadine : Allô ?
La respiration continue.
Le téléphone est raccroché et un nouveau numéro est composé.
Nadine : Raphaëlle ? Oui, c’est moi.
Raphaëlle : Que se passe t-il tu es toute essoufflée ?
Nadine : Je... J’ai peur...
Raphaëlle : Allons, calme toi. Qu’est-ce qui t’arrive...
Nadine : Je ne sais pas... Peux tu venir tout de suite, s’il te plaît ?
Raphaëlle : Je suis en train de préparer le dîner pour les enfants... Je...
Nadine : S’il te plaît. J’ai trop peur !
Raphaëlle : Écoute, je vais demander à la voisine, si elle peut s’occuper d’eux. J’essaie de faire vite...
Nadine : Merci, tu es un amour.
Raccrochage du téléphone.
Client : Vous avez un problème ?
Le client est juste à côté d’elle.
Nadine repousse le téléphone dans une forte inspiration.
Nadine : Oh ! Mon dieu ! Que vous m’avez fait un de ces peurs !
Client : Vous allez bien ? Vous êtes toute blanche. Vous voulez que j’appelle un médecin ?
Nadine : Non ça va... Ça va aller... C’est juste...
Client : Oui ?
Nadine : C’est juste que j’ai été agressée par le Serial Killer dont tout le monde parle, cette nuit.
Client : Ah oui ? Vraiment ? Vous êtes certaine ?
Nadine : Ben... Oui, pourquoi ?
Client : Comme ça... Vous allez vous occuper de mon soin ou vous voulez que je revienne plus tard ?
Nadine : Non, excusez-moi. Je... Je suis désolée...
Client : Ça n’est rien. Venez, maintenant.
Bruit des pas qui vont dans la salle à côté.
On entend le client s’allonger sur le fauteuil de soin (bruit de cuir).
Nadine : On va commencer par un petit gommage pour enlever les peaux mortes.
Client : Oui, un gommage, ça me plaît bien.
On entend Nadine s’approcher.
Nadine : Voilà, c’est un peu froid, mais ça va vite se réchauffer. Détendez-vous.
Client : Je suis parfaitement détendu... Vous... Vous êtes si belle !
Nadine : Merci...
On entend le zip d’une fermeture éclaire.
Puis un son qui fouette l’air.
Nadine (complètement paniquée) : Qu’est ce que... Qu’est-ce que...
Client : Vous êtes vraiment trop belle.
Nadine (catastrophée) : Lâchez ce couteau tout de...
Cri déchirant de Nadine.
La masse de son corps tombe au sol.
Client : Voilà, ne vous énervez plus, cela vous enlaidit. Et moi, ce que je veux c’est que votre beauté demeure intacte... Éternelle.
On entend la sonnerie du téléphone, mais personne ne répond.
© Jimmy Sabater
Friday, May 28 2010
Fond d'écran : Lost Nose
By webmaster on Friday, May 28 2010, 02:18 - Fonds d'écrans
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